Nous voilà avec un petit film venu droit de Malaisie et qui emprunte des chemins tendus et hasardeux, mais comment s'en sort il? Les films de genre de ce pays nous sont encore bien inconnus.
Un groupe de jeunes filles se retrouvent au prise avec un "esprit" qu'elles ont appelé après avoir trouvé de quoi le faire sur Internet, punies et cloitrées dans leur lycée elles vont tenter tant bien que mal de survivre.
Entre fantastique et slasher,
Histeria laisse son intrigue se dessiner peu à peu, la première partie du film nous présentant les personnages et faisant surgir les petits défauts de chacune. Passé la moitié du long métrage on plonge dans l'horreur à grand coup de giclées de sang et de petits effets horrifiques qui font leurs effets, de petits sursauts à prévoir. L'ambiance a eu tout son temps de s'installer, et chaque instant semble propice à un meurtre. On passe de décors en intérieur sombres et poisseux à des extérieurs inquiétants plongés dans le noir. Notre meurtrier ne prend pas de gants, de très beaux effets gores sont à prévoir. Les maquillages et autres effets spéciaux sont d'ailleurs bien réussis aucune exagération juste ce qu'il faut.
Nos jeunes actrices sont convaincantes et véhiculent parfaitement la peur qu'elles ressentent nous la communiquant à de nombreuses reprises.
Si l'univers nous semble original dû notamment à la créature à laquelle l'on doit faire face, on notera que le film souffre de nombreux clichés et qu'il se construit de façon bien similaire à la plus part des films de genre de ces dernières années. Son atout majeur est la culture locale que l'on retrouve ici au travers de quelques petites "légendes urbaines" de là bas relatées par nos lycéennes.
Histeria n'apporte rien de plus aux films de genre mais il réserve un bon moment de tension et une histoire assez prenante, les passages gores devraient en ravir bon nombre.
Critique en ligne sur le site et en image:
http://www.avenuedelhorreur.fr/article-critique-histeria-57532501.html
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"La première fois que je l'ai vu il y a 15 ans de cela on m'a dit que cet enfant n'avait plus ni raison ni conscience, qu'il ne réagissait plus aux choses les plus rudimentaires comme la vie ou la mort, le bien et le mal, le vrai et le faux. J'ai vu cet enfant de 6 ans au visage mort, pâle ou ne se peignait aucune émotion avec d'immenses yeux noirs, les yeux du malin."Dr Loomis