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 Coffret "Erich Von Stroheim Mystérieux" (Artus Films)

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bikinikill
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MessageSujet: Coffret "Erich Von Stroheim Mystérieux" (Artus Films)   Ven 14 Sep 2012 - 16:09

Erich Von Stroheim. Si de nos jours, l'homme n'est plus tellement connu du grand public, il faut savoir qu'il a été l'un des rares artistes du muet à avoir su parfaitement négocier son passage vers le cinéma parlant, aussi bien devant que derrière la caméra.
Doté d'un tempérament sulfureux et d'un talent hors norme, Erich Von Stroheim ne s'est jamais accommodé des normes et des étiquettes qu'on a cherché à lui imposer dès le début du siècle. Véritable esprit libre et comédien de génie, l'austro américain a toujours pris un malin plaisir à être là où on ne l'attendait pas, et ce de manière brillante (La Grande Illusion, Les Disparus De Saint-Agil, Boulevard Du Crépuscule ou bien La Cible Vivante…)

Après avoir mis à l'honneur ce bon vieux Bela Lugosi ("Bela Lugosi Immortel") l'année dernière, l'éditeur d'Artus Films nous gâte à nouveau avec la sortie le 3 juillet dernier d'un coffret prestige intitulé "Erich Von Stroheim Mystérieux", afin de nous donner un aperçu de la riche carrière d'Erich Von Stroheim au fil de quatre films rares : The Lady And The Monster de George Sherman (1944), The Mask Of Diijon de Lew Landers (1946), The Great Gabbo de James Cruze (1929) et Le Crime Du Dr. Crespi de John H. Auer (1958)
Le coffret s'accompagne d'un livret signé par le Pr. Brav Ghoul ainsi que quatre cartes collector et est disponible dans la boutique de chez Artus Films pour seulement 22,90 €.
Fiche technique

2 DVD 9 - PAL - Zone 2
Format : 1.33 original
Durée : 304 minutes
Langues : anglais Sous-titres : français
Noir et blanc

Les suppléments du DVD

Diaporama de photos
Bandes-annonces


THE LADY AND THE MONSTER



Réalisé par : George Sherman
Scénario de : Dane Lussier, Frederick Kohner, Curt Siodmak
Acteurs : Erich Von Stroheim, Richard Arlen, Vera Ralston, Helen Vinson
Année de production : 1944
Date de sortie en DVD/Bluray en France : 3 juillet 2012 (Artus Films)
Date de sortie au cinéma en France : 24 août 1946
Pays : Etats-Unis
Saga : -

Synopsis

Le Professeur Franz Mueller conserve le cerveau du magnat de la finance, Donovan, décédé dans un accident d’avion, afin de mener des expériences scientifiques. Mais, très vite, le cerveau prend le contrôle de l’esprit de l’assistant du Professeur et tente d'éloigner ce dernier de la belle Janice.


Mon avis

Après l'avènement du cinéma parlant, le sulfureux réalisateur Erich Von Stroheim s'est vu fermer pas mal de portes auprès des producteurs américains à cause d'un tempérament beaucoup trop trempé, ainsi qu'une forte tendance à dépenser l'argent de ses films à torts et à travers… De fait, l'homme a du passer devant la caméra pour remplir son frigo et s'est retrouvé à l'affiche d'un bon nombre de métrages assez inégaux (de l'excellence de La Grande Illusion de [b]Jean Renoir, Les Disparus De Saint-Agil ou Boulevard Du Crépuscule au besogneux Le Crime Du Dr Crespi…), mais dans lesquels il s'est toujours donné corps et âme avec professionnalisme (The Great Gabbo…).

Après une filmographie placée sous le signe de la guerre en ce début des 40's (Ainsi Finit Notre Nuit en 1941, Les Cinq Secrets Du Désert et L'Etoile Du Nord 1943), on retrouve Erich Von Stroheim dans un petit thriller horrifique : The Lady And The Monster, basé sur le roman "Donovan's Brain" de Curt Siodmak (Le Monstre Magnétique…), qui sera réadapté plus tard dans de nombreux autres films (Donovan's Brain en 1953, The Brain en 1962…)

Voilà l'histoire : le Professeur Franz Mueller (Erich Von Stroheim) conserve le cerveau du magnat de la finance Donovan, décédé dans un accident d’avion, afin de mener des expériences scientifiques sur le pouvoir de l'esprit humain. Mais, très vite, le cerveau télépathe prend le contrôle de Patrick (Richard Arlen), l’assistant du Professeur Mueller et tente de l'éloigner de la belle Janice (Vera Ralston).

Brillante idée que celle Curt Siodmak de mettre en avant le pouvoir télépathique du cerveau humain en pleine époque de guerre mondiale et de paranoïa grandissante. Il n'en fallait pas moins à ce roublard de George Sherman, d'habitude spécialisé dans les westerns (A Missouri Outlaw, The Apache Kid, Kansas Cyclone…) pour sortir de sa tanière et se lancer dans la réalisation de cette adaptation cinéma sous la houlette de la Republic Pictures qui monte en puissance depuis dix ans à grands coups de westerns (Colorado, Young Bill Hickcock…) et de serials (Drums Of Fu Manchu…).
Pour ce faire, les studios ont jeté leur dévolu sur l'ingérable mais bankable Erich Von Stroheim qui se paye une seconde jeunesse en tant qu'acteur depuis les 30's.
Comme à son habitude, l'homme va s'investir à merveille dans son rôle de savant (fou ?), prêt à tout pour mener à bien ses expériences sur le cerveau humain, quitte à voler le cadavre de Donovan et entraîner dans sa folie son dévoué assistant et même sa fiancée. Un rôle sur mesure pour l'acteur qui trouve ici un écho à sa propre personne; un charisme froid mais qui impose le respect, voire même la soumission de ses pairs…

Mais petit à petit, on va vite s’apercevoir qu’Erich Von Stroheim ne sera pas le seul axe directeur de The Lady And The Monster.
Ainsi, malgré l’excellence de sa prestation en chercheur impliqué et jusqu’au boutiste (la scène d’expérience scientifique sur un singe mourrant), le personnage de son assistant, Patrick, sous l’emprise du cerveau de Donovan, va gagner en épaisseur au fil du récit, et révéler par là-même une superbe interprétation de Richard Arlen. De là à dire que ce dernier éclipse ce bon vieux Erich Von Stroheim, il n’y a qu’un pas…
De fait, le grand gagnant de ce "combat" à distance entre les deux acteurs est le film lui-même, qui monte en puissance du début jusqu'à la fin, si bien qu'on se laisse bien vite prendre au jeu de ce cerveau télépathe, manipulateur et pervers.
Et même s'il n'est pas vraiment question de monstre comme le titre du film et l'affiche le laissent entendre et que les effets spéciaux du laboratoire sont assez désuets, The Lady And The Monster possède une petite trame horrifique dans son thriller qui passe plutôt bien. Il faut dire aussi que la belle photographie de John Alton y est pour beaucoup (les jeux d'ombre et de lumière sont criants et amènent une touche macabre, voire même lugubre au long métrage).
De plus, le film possède une sacrée dynamique sans temps mort, parfaitement bien mise en valeur par George Sherman. L'expérience du metteur en scène parle d'elle-même, et permet à l'ensemble de rester cohérent et ô combien attractif… même pas loin de 70 ans après sa réalisation !

A l'arrivée, The Lady And The Monster s'avère être une petite série B horrifique plus que sympathique, au travers de laquelle George Sherman a su parfaitement mettre en images le roman du prolifique et talentueux Curt Siodmak et ce, même avec des moyens financiers assez limités.
En cette année 1944 et à 60 ans au compteur, Erich Von Stroheim démontre qu'il a encore le vent en poupe (malgré l'ombre que peut lui faire un Richard Arlen aux dents longues), puisqu'on le retrouvera plus tard la même année dans Tempête Sur Lisbonne , encore sous la houlette de George Sherman
3.5


THE MASK OF DIIJON



Réalisé par : Lew Landers
Scénario de : Arthur St. Claire, Griffin Jay
Acteurs : Erich Von Stroheim, Jeanne Bates, William Wright, Denise Vernac
Année de production : 1946
Date de sortie en DVD/Bluray en France : 3 juillet 2012 (Artus Films)
Date de sortie au cinéma en France : 22 août 1947
Pays : Etats-Unis
Saga : -

Synopsis

Diijon, un illusionniste en perte de vitesse est en proie à de nombreuses difficultés financières et n'arrive pas à remonter la pente et ce, malgré toute la bonne volonté de sa femme, Denise. Suite à un numéro raté, l'homme répudie son épouse et s'enferme dans une spirale de violence. C'est alors qu'il décide de se consacrer à l’étude de l’hypnose pour mener de sombres desseins. Etant parvenu à pousser un homme au suicide, il tente de nouvelles expériences criminelles avec sa femme…


Mon avis

Si le prolifique Lew Landers (plus de 150 films à son actif) n' pas tellement marqué le monde du cinéma durant toute sa carrière mis part avec Le Corbeau en 1935, le cinéma d'après-guerre va lui permettre de se refaire une santé avec l'immense Erich Von Stroheim dans The Mask Of Diijon.
Voilà le pitch : Diijon, un illusionniste en perte de vitesse est en proie à de nombreuses difficultés financières et n'arrive pas à remonter la pente et ce, malgré toute la bonne volonté de sa femme, Denise. Suite à un numéro raté, l'homme répudie son épouse et s'enferme dans une spirale de violence. C'est alors qu'il décide de se consacrer à l’étude de l’hypnose pour mener de sombres desseins. Etant parvenu à pousser un homme au suicide, il tente de nouvelles expériences criminelles avec sa femme…

Bon, même s'il est clair que le scénario n'est pas très original, force est de constater que la construction du récit elle, vaut son pesant d'or, notamment grâce à la prestation sans faille d'Erich Von Stroheim et celle de l'actrice française Denise Vernac.
Ainsi, Lew Landers va s'attacher à montrer l'explosion du couple Diijon et la lente détérioration mentale de l'illusionniste qui refuse toute l'aide qu'on lui propose. Pire encore, l'homme s'isolera suite à un numéro raté et cherchera à se venger de tous ses proches; les résidents de l'hôtel dans lequel il vit.
Pour ce faire, il va étudier l'hypnose et l'essayer sur des cobayes pris au hasard (un marchand de journaux, un voleur…) avant de mettre ses sinistres projets à exécution.
En utilisant des plans rapprochés et une lumière alternant les clairs / obscurs, le réalisateur va apporter une dramaturgie prégnante à The Mask Of Diijon et s'appuyer sur une interprétation forte de ce bon vieil Erich Von Stroheim qui signe ici une sacrée interprétation.

Il est d'ailleurs intéressant de noter que le personnage de Diijon semble faire écho à celui de Gabbo dans The Great Gabbo en 1929, dans lequel Erich Von Stroheim jouait le rôle d'un ventriloque en totale perdition qui s'isole du monde et de sa compagne avant de montrer sa noirceur la plus totale...
Mais là où The Great Gabbo s'avérait être un film léger, The Mask Of Diijon va lui, mettre en avant un côté totalement sombre dans son récit et présenter des ambiances assez oppressantes (notamment avec ces lumières expressionnistes) et ce, même si on aura droit à quelques passages de music hall (tout comme dans The Great Gabbo, d'ailleurs…).

Sans aucun artifice ni surenchère inutile, The Mask Of Diijon se place comme un bon petit thriller qui repose entièrement sur les épaules viriles d'Erich Von Stroheim. Avec ce scénario cousu de fil blanc taillé sur mesure pour lui, l'homme excelle dans son personnage de magicien distant et désabusé qui bascule dans le côté le plus obscur de sa propre personne.
A 60 ans passés, Erich Von Stroheim signe ici un bon métrage de fin de carrière (il mourra en France 10 ans plus tard), et démontre par là-même que son légendaire charisme peut à lui seul, porter tout un film…
3.5


LE CRIME DU DR CRESPI



Réalisé par : John H. Auer
Scénario de : Lewis Graham, Edward Olmstead
Acteurs : Erich Von Stroheim, Harriet Russell, Dwight Frye, Paul Guilfoyle
Année de production : 1935
Date de sortie en DVD/Bluray en France : 3 juillet 2012 (Artus Films)
Date de sortie au cinéma en France : 13 janvier 1937
Pays : Etats-Unis
Saga : -

Synopsis

Pour se débarrasser de l'époux de celle qu'il aime, un chirurgien, plonge son rival dans un état catatonique, afin de l'enterrer vivant.

Mon avis

A partir des 30's, l'avènement de cinéma parlant est indéniable, et nombreuses sont les stars du muet restées sur le carreau (le français Max Linder en payera d'ailleurs le prix fort en se donnant la mort). A cette époque, un homme a su tirer son épingle du jeu en marquant de son empreinte le muet et le parlant, aussi bien derrière que devant la caméra. Son nom : Erich Von Stroheim.
En 1935, l'homme est dans tous les bons coups (il était à l'affiche de Crimson Romance l'année précédente) et signe un contrat pour tourner dans Le Crime Du Dr Crespi pour le quatrième film du jeune – et inconnu – John H. Auer, qui a décidé de réaliser un long métrage en s'inspirant librement d'une nouvelle d'Edgar Allan Poe, "L'Enterré Vivant" ("The Premature Burial").

Par vengeance, le Dr André Crespi utilise un puissant anesthésique de son invention sur l’amant de sa femme, ce qui plonge le Dr Stephen Ross dans un sommeil hypnotique. Considéré comme mort, celui-ci est à la merci de son rival qui projette de l'enterrer vivant…

Bon, ne nous voilons pas la face : au bout de quelques minutes, on s'ennuie ferme.
Ainsi, malgré toute la bonne volonté d'Erich Von Stroheim au travers d'une prestation totalement habitée et hautement efficace (la scène dans laquelle il raconte à sa victime sa future agonie en enterré vivant est saisissante...), il est indéniable que John H. Auer ne sait pas vraiment comment conduire son film, ni même ses acteurs.
De fait, le réalisateur peine à donner du rythme au scénario de Lewis Graham et Edward Olmstead et insuffler le rythme nécessaire pour tenir le spectateur en haleine. Et même si Erich Von Stroheim est parfaitement impliqué dans le rôle du Dr Crespi, on sent qu'il y a parfois pas mal d'improvisation dans ses propres placements (il fera plusieurs fois les cents pas dans son bureau, allumera une cigarette, se mouchera, prendra un verre…) sans qu'on sache vraiment pourquoi. Du remplissage ? Peut-être bien…

A partir de là, il n'est pas évident pour le quidam de rentrer totalement dans Le Crime Du Dr Crespi tant il ne s'y passe pas grand-chose. Il faut dire aussi que les seconds rôles sont quasiment inexistants et ne servent qu'à mettre en lumière la peur générée par le Dr Crespi (il terrorise ses subalternes). C'est un peu léger, car on se rend vite compte de la vilenie du personnage tant et si bien, qu'on a rapidement plus rien à se mettre sous la dent une fois découvert le vrai visage de ce "bon" docteur…
Hélas, triple hélas, malgré un sujet assez alléchant et l'ombre d'Edgar Allan Poe qui plane au-dessus du scénario, John H. Auer n'arrive pas à se donner les moyens d'être à la hauteur de la force des écrits de Poe et de donner à Erich Von Stroheim l'épaisseur d'un rôle à la hauteur de son talent…

En fin de compte, malgré de très bonnes idées (empruntées à Edgar Allan Poe…) et l'immense prestation de la star du grand écran austro américaine en docteur machiavélique et malsain, Le Crime Du Dr Crespi ne décolle pas vraiment à cause d'une réalisation beaucoup trop molle et un scénario certes intéressant, mais basé que sur une unique trame : la possibilité d'être enterré vivant. Difficile donc d'y trouver un rythme soutenu pour se tenir éveillé…
1


THE GREAT GABBO



Réalisé par : James Cruze
Scénario de : Ben Hecht, Hugh Herbert
Acteurs : Erich Von Stroheim, Betty Compson, Donald Douglas, Marjorie Kane
Année de production : 1929
Date de sortie en DVD/Bluray en France : 3 juillet 2012 (Artus Films)
Date de sortie au cinéma en France : 15 octobre 1930
Pays : Etats-Unis
Saga : -

Synopsis

Le ventriloque Gabbo donne des représentations avec son assistante, Mary. Après avoir raté une scène, celle-ci est chassée. Elle trouve alors un nouveau partenaire, ce qui rend Gabbo fou de jalousie. Il sombre alors dans la démence, aux cotés de son inquiétante marionnette, Otto…

Mon avis

En 1929, le cinéma parlant vient à peine de faire son apparition et tout un pan du cinéma US d'alors est entrain de se transformer, tandis qu'un autre reste cantonné contre vents et marées dans le "passé".
Véritable légende du muet, le réalisateur et acteur Erich Von Stroheim va quant à lui, sentir le filon du cinéma parlant et se jeter corps et âme dans cette nouveauté technologique.
Pour se faire, il va s'entourer du réalisateur James Cruze (qui signe ici son quatrième long métrage parlant) pour mettre en place The Great Gabbo, dont il tiendra le premier rôle.

Voici le pitch : Gabbo, ventriloque égoïste, effectue une tournée avec son assistante Mary. Insensible aux efforts de la jeune femme, il la chasse après une représentation ratée. Lorsque Mary trouve un nouveau partenaire, il devient fou de jalousie…

D'entrée de jeu, Erich Von Stroheim démontre qu'il maîtrise son sujet à merveille dans son rôle de ventriloque hautain et jusque boutiste. Détestable à souhait avec ses pairs et son ancienne petite amie, le personnage va sombrer dans une dégénérescence mentale profonde si bien que la marionnette Otto, se posera comme son véritable alter ego. Pire encore, c'est par l'intermédiaire de sa poupée que s'exprimeront les vrais sentiments de Gabbo visiblement perdu entre son personnage et sa propre personnalité. De fait, il ne sera pas rare de le voir discuter avec sa propre marionnette et de ne se remettre en question que par l'intermédiaire d'Otto.
Mine de rien, Erich Von Stroheim réussit une excellente prestation et ce, même s'il garde les bases du muet en surjouant certaines scènes.

Sur le plan formel, on est loin de la force du scénario. Ainsi, dans cette période de transition muet / parlant, chaque réalisateur de l'époque est tenté de prendre à son compte l'avancée de la technologie d'alors, en ajoutant ici et là des musiques ou des chansonnettes afin de donner du corps à l'ensemble. Et ce sera aussi le cas pour James Cruze. Mais l'homme va faire la différence avec la concurrence en y mettant le paquet !
En effet, il rajoutera au récit dramatique de The Great Gabbo, une multitude de plans de danse et de morceaux issus d'une comédie musicale dans le théâtre où se situe l'action du film. De ce fait, James Cruze va se servir des décors et du talent des artistes pour donner énormément de relief à son long métrage… quitte à faire du remplissage !
Ainsi, même s'il faut avouer que la comédie musicale est superbement retranscrite, on sent bien que ça ne fait avancer en rien l'histoire de The Great Gabbo. Bien sûr, on crierait au scandale aujourd'hui, mais quand on se remet dans le contexte des 20's et des balbutiements du cinéma parlant, force est de constater que Cruze a réussi un joli coup en laissant entrevoir tout le potentiel de l'avancée technologique du cinéma "sonore".

A l'arrivée, The Great Gabbo s'avère être un film inégal de part sa construction et son scénario qui n'avance pas vraiment, mais c'est un long métrage très intéressant dans la mesure où il réussit aisément la transition cinéma muet / cinéma parlant en jouant à fond la carte de la surenchère artistique.
Après s'être imposé en tant que réalisateur hors pair, Erich Von Stroheim démontre quant à lui, l'immensité de son talent en tant que comédien. L'homme a su tirer son épingle du jeu sur le terrain du muet aussi bien que sur celui du parlant et ce, en temps qu'acteur et metteur en scène. Un tour de force pour l'époque…
3.5
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