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 Satan Mon Amour

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bikinikill
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MessageSujet: Satan Mon Amour   Jeu 20 Déc 2012 - 14:04


Réalisé par : Paul Wendkos
Scénario de : Ben Maddow
Acteurs : Alan Alda, Jacqueline Bisset, Barbara Parkins, William Windom, Bradford Dillman
Année de production : 1971
Date de sortie en DVD/Bluray en France : 9 janvier 2013 (WildSide)
Date de sortie au cinéma en France : 21 juillet 1971
Pays : Etats-Unis
Saga : -

Synopsis

Myles Clarkson, un journaliste musical sans trop d'ambition, se lie d’amitié avec un célèbre pianiste à l’agonie, Ely. Ce qu'il ignore, c'est que le musicien est un adorateur de Satan qui a fait un pacte avec le Diable afin que son âme aille dans le corps du journaliste, pour pouvoir continuer à jouer du piano à travers lui. Mais Paula, la femme de Myles, découvre que le corps de son mari est possédé, et tente de lutter contre ces forces maléfiques…
Mon avis

Au début des 70's, les Etats-Unis sont encore sous le choc de la portée diabolique du film Rosemary’s Baby (1968) de Roman Polansky et des récentes tueries de la "famille" de Charles Manson. Il n'en fallait pas moins pour que de nombreux réalisateurs s'enfoncent dans la brèche sataniste, et tournent à tour de bras des pellicules – plus ou moins bonnes – ayant pour toile de fond, le Diable, la possession et les forces obscures (en vrac : L'Exorciste, La Malédiction, Amityville…).

SATAN'SXPLOITATION

Parmi eux, le réalisateur tout terrain, Paul Wendkos à qui l'on doit des films divers et variés comme Les Colts Des Sept Mercenaires ou Les Canons De Cordoba ainsi que pas mal de séries TV allant Des Envahisseurs à Hawaii Police D'Etat en passant par Les Incorruptibles, décide d'apporter sa pierre à l'édifice avec la divine bénédiction de la 20th Century Fox via Satan Mon Amour (The Mephisto Waltz, en rapport avec l'œuvre pour piano de Franz Liszt), un long métrage qui trouve sa source dans le roman du même nom de Fred Mustard Stewart.

Ely (Curd Jürgens), un célèbre pianiste initie un journaliste musical, Myles Clarkson (Alan Alda), à certaines pratiques de sorcellerie. À la mort d'Ely, l'esprit de ce dernier s'empare du corps du journaliste, qui devient du jour au lendemain, un pianiste génial. Paula (Jacqueline Bisset), son épouse, constate des changements chez son mari et découvre qu'un pacte a été passé avec le Diable…

Satan Mon Amour est avant tout un film qui se veut fantastique et révélateur des réalités sociales de son époque.
De fait, en ce début des 70's, Paul Wendkos met au centre de son récit la femme de Myles, Paula Clarkson, et nous invite à découvrir les facettes de sa propre personnalité et des tourments de sa vie de couple, avec en filigrane la possession de son mari. Entre paranoïa pesante et réalité crue, cette mère de famille va vite devoir affronter ses propres démons avant de s'attaquer… au Diable, lui-même !
Le réalisateur lui, appuie son propos grâce à une utilisation intensive - et pas toujours consensuelle - de plans biscornus (surtout dans les passages oniriques), de cadrages bruts qui frôlent parfois le psychédélisme, très ancré dans cette période.
Malgré tout, l'ensemble reste très cohérent et assez fluide. Le spectateur prend vite connaissance de la véritable situation du couple (la possession est avérée), à la différence de Paula qui refuse de l'admettre, mais malgré ce petit décalage avec le personnage principal, on se prend vite au jeu.

ROSEMARY, MON AMOUR…

Certes, on sent que l'ombre de Rosemary’s Baby plane souvent au-dessus de Satan Mon Amour, tant les deux films s'articulent autour d'une trame quasiment identique (la relation de couple qui bat de l'aile, les changements d'humeur du mari, la paranoïa, l'onirisme, la folie…), sur laquelle évoluent des personnages eux aussi similaires, notamment en ce qui concerne les rôles respectifs de Mia Farrow et Jacqueline Bisset en femmes perdues face à leurs démons.
Mais que l'on ne s'y trompe pas : si Satan Mon Amour emprunte ici et là des idées à Rosemary's Baby, le film de Paul Wendkos possède cependant une singularité assez forte, notamment grâce à la profondeur de ses personnages principaux (la vie par procuration de Myles Clarkson…). On est bien loin d'un simple copié / collé…
Il faut dire aussi que le choix du duo Jacqueline Bisset / Alan Alda est très judicieux puisque le couple tient la dragée haute à celui formé par Mia Farrow et John Cassavetes dans le métrage de Roman Polanski. Et même si les protagonistes secondaires sont parfois un peu oubliés (Abby, la fille des Clarkson…), la mise en place du scénario prenant tend à happer le spectateur dans un univers glauque et malsain (la luxure, l'inceste…) pour ne plus lâcher par la suite.

Ajoutez à cela, l'excellente maîtrise technique de Paul Wendkos au travers d'un parti pris narratif sans concession (parfois même aux confins du nihilisme…), et vous obtenez un film fort, qui trempe certes ses racines dans le mec bac que Rosemary's Baby, mais qui arrive cependant à s'en affranchir sans se dénaturer, ni perdre son impact.
De plus, le score de ce bon vieux Jerry Goldsmith auréole l'ensemble de manière atypique, avec pas mal de dissonances et de discordances. Et mine de rien, la B.O. rajoute un côté dérangeant très prononcé qui colle parfaitement avec les cadrages tordus du metteur en scène.

Pour son huitième et tout dernier film pour le cinéma, Paul Wendkos frappe un grand coup avec ce Satan Mon Amour d'une remarquable efficacité. Ce long métrage de 1971 se place donc sans conteste comme le chaînon manquant entre Rosemary's Baby et L'Exorciste. Et même s'il a connu, à sa sortie, une notoriété commerciale en deçà des œuvres précitées, il n'en reste pas moins un film singulier à la personnalité artistique bien affirmée.
Amen.
A voir et à revoir
3.5


Dernière édition par bikinikill le Jeu 27 Déc 2012 - 10:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Satan Mon Amour   Jeu 27 Déc 2012 - 7:50

Super !!! Tu as juste oublié la note Laughing

_________________

"La première fois que je l'ai vu il y a 15 ans de cela on m'a dit que cet enfant n'avait plus ni raison ni conscience, qu'il ne réagissait plus aux choses les plus rudimentaires comme la vie ou la mort, le bien et le mal, le vrai et le faux. J'ai vu cet enfant de 6 ans au visage mort, pâle où ne se peignait aucune émotion avec d'immenses yeux noirs, les yeux du malin."Dr Loomis
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