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 Paperhouse

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bikinikill
Lucifer


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MessageSujet: Paperhouse   Lun 13 Mai 2013 - 11:48


Réalisé par : Bernard Rose
Scénario de : Catherine Storr, Matthew Jacobs
Acteurs : Gemma Jones, Charlotte Burke, Elliot Spears, Glenne Headly, Sarah Newbold
Année de production : 1988
Date de sortie en DVD/Bluray en France : 2 mai 2013 (Metropolitan Filmexport)
Date de sortie au cinéma en France : -
Pays : Royaume-Uni
Saga : -
Anecdote(s) : -

Synopsis

Petite fille solitaire, Anna découvre qu'elle peut entrer dans un monde parallèle, plus précisément dans une maison qu'elle a dessiné sur une feuille de papier.

Avis de Bikinikill

PINCE-MOI, JE RÊVE…

Paperhouse. S'il est bien un film qui ne rentre dans aucune case préétablie, c'est bien celui-là. A la fois conte fantastique aux accents oniriques et œuvre horrifique intimiste à la limite de l'expérimental, la bobine de Bernard Rose a fait couler beaucoup d'encre à la fin des 80's, tant elle est difficile d'approche pour le grand public et même pour les cinéphiles avertis.
C'est d'ailleurs peut-être pour ça que Paperhouse n'est pas sorti dans les salles obscures françaises et ce, malgré pas mal de distinctions comme le Corbeau d'Or au BIFFF 1989, le Prix de la Meilleure actrice (Charlotte Burke) ainsi que le prix spécial du jury à Fantasporto (1989). Comme quoi, un film primé, haut en couleur et singulier n'est pas forcément "bankable" aux yeux des producteurs et des distributeurs frileux…
Remercions donc Metroplitan Filmexport de (re)mettre ce métrage au goût du jour en édition DVD / Bluray, afin de permettre au public de (re)découvrir cette pépite tout droit venue du Royaume-Uni…

A la base, le scénario mis sur pied par l'écrivaine Catherine Storr et Matthew Jacobs (Starship, Smart Money…) laisse entrevoir un sympathique conte fantastique pour enfant dans lequel la jeune Anna projette ses propres dessins en rêve et vit des aventures oniriques originales (la découverte de la maison, la "création" de Mark…).
Mais très vite, ce tableau idyllique va se noircir dans la mesure où ses relations difficiles avec sa mère, sa difficulté d'adaptation scolaire et l'absence de son père vont prendre le pas sur ses dessins et donc ses rêves, pour au final se télescoper avec la réalité : le cauchemar commence pour Anna qui a du mal à canaliser ses émotions (le gribouillage du visage de son père) et fait face à ses désirs inconscients.

REVEIL BRUTAL !

Et plus on avance dans Paperhouse, plus la narration prend de l'ampleur, pour au final offrir au spectateur plusieurs niveaux de lecture et dépasser son propre cadre.
Très vite, la bobine s'éloigne du conte fantastique pour enfant, pour prendre la forme d'une œuvre psychologique forte (il est d'ailleurs à noter que la scénariste Catherine Storr a à son actif pas mal de livres portant sur le sujet dont les fameux "Clever Polly And The Stupid Wolf" et "Marianne Dreams" qui a inspiré le film), aux confins de la psychanalyse pure (le père aimant dans la réalité, devient une menace réelle dans les rêves d'Anna, laissant flotter en filigrane l'ombre de l'inceste et du viol…).
De même, l'idée du développement de soi (tant physique que mental), des actes et de leurs conséquences directes ou indirectes (les dessins d'Anna dans la réalité façonnent ses rêves ou est-ce le contraire ?) seront mises en toile de fond dans Paperhouse, et amèneront chacun à se questionner sur ce qui est réel, ce qui n'est le pas, et se projeter dans le film.
Et c'est dans cette optique-là que Bernard Rose va articuler sa réalisation au travers d'une image soignée, d'une utilisation sublime des décors et d'une belle photographie… Mais l'homme va prendre un malin de plaisir de prendre le public à revers, en évitant soigneusement des transitions tranchées entre les passages oniriques et réels; une belle manière de faire coller la forme du film à un thème lui-même très biscornu…
Paperhouse place donc son sujet dans un contexte à part sans jamais céder aux concessions (sauf peut-être pour son final…), ni aux sirènes de la facilité et du formatage commercial.
Loin des sentiers battus et du délire visuel des bobines laissant la part belle au côté onirique horrifique (le Dreamscape de 1984, en tête), le métrage de Bernard Rose va privilégier lui, un aspect symbolique fort au travers d'une imagerie épurée et d'une narration aux diverses facettes, pour coller au mieux au scénario barré de Catherine Storr et Matthew Jacobs.

Bref, vingt-cinq ans après sa réalisation, Paperhouse reste encore un film à part aux multiples niveaux de lecture, aux confins de l'onirisme horrifique et d'un aspect purement expérimental.
Quatre ans avant le terrible Candyman, Bernard Rose s'offre une œuvre forte, racée et ô combien inclassable. Plus qu'un film qui se raconte ou s'analyse, Paperhouse est un métrage se vit, et qui touche le spectateur en son for intérieur via le prisme du rêve, de la réalité, de l'enfance, de l'art créatif…
4.5
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clivethered
Freddy Krueger


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MessageSujet: Re: Paperhouse   Lun 13 Mai 2013 - 20:00

Il faut que je le vois,Barker a aimé donc...
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Paperhouse
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